Il ne fait plus l’ombre d’aucun doute, le Cardinal Fidolin Ambongo est devenu véritablement un homme politique et chef de l’opposition.
D’aucuns en veulent pour preuve la messe celebrée à la Cathédrale Notre-Dame de Lingwala à Kinshasa, à l’occasion du 66 ème anniversaire de l’indépendance de notre pays.
Cette fête, n’étant pas une fête religieuse, c’est le gouvernement qui, de coutume, demande la célébration des messes et cultes par les confessions religieuses, en vue de rendre grâce à Dieu qui a voulu la libération du pays du joug des colonisateurs.
Mais comme le Cardinal Ambongo tient à la chose politique, et pour faire ombrage au message à la nation du Chef de l’Etat à l’occasion de l’indépendance de la RDC, il a improvisé une messe au cours de laquelle il a fermement dénoncé le projet du changement de la constitution. Devant quelques militants de l’opposition politique sous couvert des fidèles catholiques, il les a harangués avec un discours incendiaire et digne d’un pyromane déterminé à mettre le feu à Kinshasa. Désormais, ce prélat catholique ne cache plus son intention d’amener la guerre du M23-AFC à Kinshasa. La question est de savoir comment cet évêque, autoproclamé l’envoyé de Dieu pour organiser un dialogue inclusif entre congolais, saura-t-il convaincre le pouvoir de sa neutralité ?
De la même façon Ambongo ne croit pas que le changement de la constitution pourrait résoudre la crise sécuritaire dans l’Est du pays, autant le pouvoir est en droit de douter du dialogue comme solution à l’agression rwandaise.
Hier l’église catholique était pour le changement de la constitution au début du pouvoir de Kabila, aujourd’hui, elle en devient la défenseure sous le régime Tshisekedi ; mais ne nous dit pas qu’est-ce qui a changé.
Le Chef de l’Etat a donc raison de dire que la constitution ne doit pas être l’objet de convenance personnelle, mais un pacte républicain capable de s’adapter aux réalités du moment. Par conséquent, que personne ne refuse le débat démocratique.
Le Tonnerre